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Message par Pascal Sam 16 Avr 2022, 14:28

Le mot frégate, originaire de la Méditerranée, s'il est resté identique dans beaucoup de langues (fregata en italien, fragata en espagnol et portugais, frigate en anglais, fregatte en allemand), désigne en fait des types de navires très différents.
 


La FRÉGATE Lhermione-la-reconstruction-dun-navire-dexception


Les premières frégates



A l'origine, au XVe siècle, la frégate est une grande barque demi-pontée, sur l'arrière de laquelle se dresse une teugue importante. Armée de six avirons de chaque bord et gréée de deux voiles latines sur antenne (un trinquet tout à l'avant et un mestre à mi-longueur), elle est de construction très légère, peu profonde, large et rapide.
Elle sert alors de barque d'avis (aviso) aux escadres de galères, assure leurs liaisons avec les ports et joue ainsi un rôle identique à celui du brigantin.

Répandue à travers toute la Méditerranée, la frégate est également utilisée très tôt comme bâtiment corsaire par les jeunes chevaliers de Malte désireux de faire la course, mais pour qui posséder une galiote était trop onéreux.

On assiste alors à un phénomène identique à celui du brigantin, qui se transforme dans le Nord pour donner naissance au brick. Ce sont les corsaires d'Ostende et de Dunkerque qui, au XVIIe siècle, donnèrent à leurs bâtiments le nom de frégates, alors que les Espagnols l'utilisaient déjà pour désigner les petits voiliers qui assuraient les liaisons rapides avec l'Amérique. Par tradition, elle conservait alors quelques rames, lesquelles lui servaient à manœuvrer dans un port ou à joindre une « proie » immobilisée par le calme.


Apparition de la frégate de combat


Le premier navire de guerre de la Marine royale française désigné sous le nom de frégate date, semble-t-il, de 1636 : il s'agirait de la Princesse, probablement une prise espagnole dont le modèle fut aussitôt repris par l'arsenal de Brest, qui construisit vers 1638 la Cardinale et la Royale. De même, en Angleterre, le premier bâtiment de ce type, la Warwick Frigate, serait la copie d'une frégate dunkerquoise.




Ces premières frégates, caractérisées par un gaillard court et une dunette importante, jaugeaient environ 400 tonneaux et portaient une seule batterie d'une dizaine de pièces de chaque bord ; mais, dès la seconde moitié du siècle, elles furent équipées de deux batteries de petit calibre, soit au total une quarantaine de pièces. Elles pouvaient éventuellement armer des avirons de galère puisque des scalmes (ou tolets), permettant leur passage, étaient ménagés entre les sabords des canons de la batterie inférieure. 


En fait, à cette époque, la frégate ne désigne pas une classe particulière de bâtiments de guerre ou de commerce, mais l'ensemble des voiliers, qu'il s'agisse de corsaires, de contrebandiers ou de navires de guerre, qui sont les plus fins, les plus manœuvrants et les plus rapides.

C'est le développement de la tactique navale qui va entraîner l'apparition d'un type de bâtiment bien déterminé. En effet, les grandes guerres maritimes entre l'Espagne, l'Angleterre, la France et la Hollande vont révolutionner le déroulement du combat naval qui, jusque-là encore, consistait à se précipiter, quelle que fût la taille de son propre bâtiment, sur l'escadre ennemie, en tirant le plus possible. La seule manœuvre tactique était la plupart du temps celle qui consistait à attaquer par l'arrière un bâtiment ennemi déjà engagé dans un combat d'artillerie bord à bord.
Les amiraux, prenant conscience du gaspillage d'énergie que cela représentait, s'efforcent alors de transformer cette série de duels en combat collectif, au cours duquel peut s'imposer la puissance d'une escadre homogène et manœuvrant avec précision sur les ordres de son chef. C'est à cette époque que naît la stratégie de la « ligne de bataille », qui persistera au cours de plusieurs siècles. Il s'agit pour les vaisseaux de former une ligne de file de manière à ne pas se masquer et à pouvoir tirer une bordée entière sur la ligne ennemie, tout en formant une barrière infranchissable, capable, suivant les ordres donnés, de serrer sur l'ennemi ou de virer de bord. Bien entendu, le « navire de ligne » (qui devient peu à peu synonyme de vaisseau) doit être capable de supporter le feu des grosses pièces ennemies. Les frégates, trop frêles, se voient alors attribuer un nouveau rôle : placées à l'extérieur de la ligne de bataille et possédant une meilleure vue d'ensemble, elles peuvent renseigner l'amiral sur la position des forces engagées et transmettre les ordres aux différentes escadres.



Dès le début du XVIIIe siècle, les Anglais appliquèrent ces nouvelles idées et divisèrent leurs vaisseaux en six classes, dont seules les quatre premières avaient leur place dans la ligne de bataille ; en principe le cinquième rang disparut, tandis que le sixième rassemblait les frégates : 


il s'agissait de bâtiments jaugeant 500 à 600 tonneaux, gréés en vaisseaux et armés d'une batterie complète (soit vingt canons de 9 livres) ainsi que d'un nombre variable de pièces légères disposées sur le pont. Malheureusement pour eux, les Anglais sont, à l'époque, entravés par un système administratif très lourd qui bride tout progrès, et c'est la France qui, dans le domaine de la construction navale, prend l'avantage.


Evolution de la frégate au cours du XVIIIe siècle


Ayant compris tout le parti que l'on pouvait tirer de la frégate, à condition d'augmenter sa puissance de feu tout en maintenant sa supériorité de manœuvre, la France donne à ce type de navire un nouvel essor qui va se poursuivre tout au long du XVIIIe siècle. La frégate est alors armée d'une batterie de trente-six à quarante canons de 18 livres et sa voilure comporte, innovation, foc et clinfoc ; s'y ajoutent de nombreuses voiles d'étais et même un cacatois, gréé au-dessus du perroquet. Les bastingages, beaucoup plus hauts que sur un vaisseau, protègent les pièces supérieures et sont dotés de passavants, c'est-à-dire de passerelles légères situées au-dessus des canons et permettant à l'équipage de se rendre aisément de la dunette au gaillard d'avant.



Pendant un certain temps, on tente de faire de la frégate ce qu'on appelle aujourd'hui un « bâtiment de commandement ». En effet, il paraît séduisant de faire embarquer, juste avant d'engager le combat, l'amiral et les chefs d'escadre sur des frégates à bord desquelles ils ont la possibilité d'en avoir une meilleure vue d'ensemble, puisqu'elles sont en retrait de la ligne, et surtout de communiquer rapidement entre eux. En fait, cette tentative ne s'avère pas très concluante, car elle désorganise le commandement et retire à l'amiral le moyen de conduite le plus simple et le plus efficace : « Imitez ma manœuvre! ».

En revanche, on entrevoit très vite le rôle de premier plan que peut assurer la frégate en tant qu'éclaireur. Robuste à la mer, rapide et manœuvrante, elle peut en effet s'éloigner largement de la flotte, à la recherche de l'ennemi, sa vitesse et sa maniabilité la mettant à l'abri des vaisseaux et sa force ne permettant pas aux corvettes de l'inquiéter. Enfin ses qualités en font un magnifique corsaire et un excellent « forceur de blocus », à une époque où la lutte contre le commerce avait une importance capitale.

Les frégates françaises se développent donc d'une manière remarquable au cours du XVIIIe siècle et intéressent au plus haut point les Anglais, qui réarment celles qu'ils peuvent capturer, après en avoir fait établir les plans pour les copier. C'est ainsi, d'ailleurs, que nous connaissons le détail de leur construction, car pour la plupart les plans français n'ont jamais existé ou ont disparu.
Durant la guerre d'Indépendance, aux Etats-Unis, les frégates furent utilisées essentiellement comme éclaireurs d'escadre et pour escorter les convois, très nombreux dans la mer des Antilles et le long des côtes américaines.
Durant les guerres de l'Empire, la situation était très différente puisque la supériorité écrasante de la flotte anglaise permettait à celle-ci d'établir devant les côtes françaises un blocus que les escadres de vaisseaux étaient incapables de briser.
Les Français lancèrent alors, de temps à autre, des groupes de frégates vers les Indes, l'île de France ou les Antilles, pour perturber le commerce de l'ennemi et l'obliger à disperser ses forces. Certains de ces raids furent couronnés de succès au début, mais ils se terminèrent malheureusement assez mal, faute d'infrastructure.


XlXe siècle : apogée et disparition de la frégate




Dès la fin du XVIIIe siècle, la situation se détériore à nouveau entre l'Angleterre et les Etats-Unis. Les Américains, très impressionnés par les possibilités des frégates, mettent en construction, entre 1797 et 1800, trois de ces unités, qui dépassent de loin toutes celles qui les ont précédées. 


Plus grandes et plus puissantes (elles sont équipées d'une batterie de trente canons longs de 24 livres et de vingt canons de 12 livres sur le pont), elles arment un gréement extraordinairement développé (un contre-cacatois sur chaque mât et un flèche au-dessus de la brigantine) qui leur permet de dépasser 13 nœuds par bon vent. L'une d'elles, la Constitution, existe toujours et est conservée à l'arsenal de Boston.

Mais c'est en France que les frégates atteignent leur apogée. La Belle Poule, en 1834, est encore plus grande que les frégates américaines : il s'agit d'un véritable vaisseau à deux batteries (la batterie basse comporte vingt-huit canons de 30 et deux canons de 80, tandis que la batterie haute se compose de quatre canons de 30 livres et de vingt-six caronades de 30). Sa voilure, sans être aussi développée que sur les frégates américaines, est très importante ; enfin, elle est remarquablement manœuvrante.

A cette époque, le monopole du commerce avec les colonies, détenu jusque-là par certaines compagnies, tend à disparaître et les routes maritimes de l'Inde et de la Chine s'ouvrent à tous.
La conception des voiliers de commerce, de ceux destinés au transport des cargaisons de luxe en particulier (thé, soie, laine, etc.), obéit de plus en plus à des impératifs de vitesse qui vont entraîner l'apparition des clippers. Dans cette optique, les chantiers anglais de Blackwall, sur la Tamise, mettent en construction, dès 1837, de grands navires de commerce tout à fait analogues aux grandes frégates de guerre, et que l'on appelle les frégates Blackwall.

Cependant, l'apparition de la machine à vapeur, au début du XIXe siècle, va sonner le glas des grands voiliers de combat. Par ailleurs, le développement de l'artillerie (les canons tirent désormais des obus explosifs), qui oblige les navires à protéger leurs flancs d'une cuirasse, entraîne très rapidement la disparition des vaisseaux, sur lesquels la surface exposée est beaucoup trop grande. 


On les remplace alors par les frégates cuirassées, qui, en proliférant, vont se transformer en cuirassés.



La première frégate de ce type fut la Gloire. Construite en bois, d'après les plans du célèbre ingénieur français Dupuy de Lôme, et lancée en 1859, elle portait une cuirasse métallique de 12 cm d'épaisseur qui recouvrait la coque jusqu'à 2 m en-dessous de la ligne de flottaison.


Les anglais ripostèrent aussitôt en construisant en 1860 leWarrior, élégante frégate réalisée entièrement en fer, mais dont la cuirasse ne s'étendait pas jusqu'aux extrémités.

A la même époque, la guerre de Sécession éclate aux Etats-Unis. Les sudistes, qui ne possèdent pas de bâtiments importants, cherchent à défendre leurs côtes contre la flotte nordiste. Ils renflouent alors la frégate à vapeur Merrimack, que les troupes de l'Union avaient incendiée en quittant le port de Norfolk, l'équipent d'une casemate blindée et en font un véritable bâtiment de combat, qui devra cependant battre en retraite devant le Monitor construit par John Ericsson, marquant ainsi la disparition de dernières frégates cuirassées.


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Pascal
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